Fractures : un nouveau roman

Chers lecteurs,

Après plusieurs mois de travail, après un premier jet et une première relecture accompagnée de corrections, me voici avec un roman d’un peu moins de 700 000 signes. Jusqu’à ce matin encore, alors que tout était déjà écrit et repris, il n’avait ni titre, ni résumé dignes de ce nom.

Mais voilà. Il va falloir maintenant passer à l’étape difficile de la bêta-lecture, c’est-à-dire à la lecture type crash test… Si vous êtes volontaires pour ce genre d’exercice, je vous soumets ici un synopsis et une note d’intention. Dans le cas où ces quelques mots vous plaisent et vous donnent envie d’en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter par mail : lan@langyalsen.fr

Synopsis :

Andrew, Philippa et Damien sont trois cousins. Ils ont partagé une partie de leur enfance et de leur adolescence et se retrouvent, la trentaine bien passée, pour régler une affaire d’héritage : la « tante Élisa » leur a légué un manoir. Tous trois sont d’accord pour le vendre et en partager l’argent, mais pour ce faire ils devront d’abord en vider le contenu.

« Qui était la tante Élisa ? » est la première question qu’ils se posent. Si, à leur arrivée sur le domaine, celui-ci leur semble tout à fait inconnu, peu à peu les souvenirs reviennent. D’objet en objet, de musique en musique grâce au tourne-disque du grenier, ils parcourent un itinéraire mémoriel inattendu, qui les mènera à bien d’autres questions et à une redécouverte d’eux-mêmes. La sortie de l’enfance, l’adolescence : ces points nodaux de l’existence qui définissent une personnalité, et dont on croit se détacher en devenant adulte, se tendent à eux comme des clefs pour leur vie présente, habitée par le doute.

Note d’intention :

L’origine de ce roman remonte à août 2013, alors que des amies vivant colocation déménageaient. Ma passion pour les déménagements (si, si, c’est possible) m’a amenée à porter une grande partie de leurs affaires. Ce déménagement n’avait pas été très anticipé, ce qui me laissait le champ libre pour ranger, trier, organiser – mais surtout, être surprise de ce qu’on pouvait trouver dans un appartement qui avait été habité seulement deux ans. J’ai beaucoup ri, et en rentrant chez moi, je me suis dit qu’il allait falloir écrire un roman sur un déménagement. La base était posée.

C’était aussi à cette époque que je nageais dans des questionnements existentiels : je venais de terminer ma licence, j’allais commencer un master, et je ne savais pas ce que j’allais bien pouvoir faire de ma vie. J’adore les études. J’adore écrire. Mais il faut bien manger et se loger. Fractures devait être un terrain expérimental pour tous ces futurs dont je ne voulais pas, et leurs liens avec l’enfance et l’adolescence : quel adulte on devient, après quelle enfance – et, peut-être, que fait-on lorsque c’est « trop tard » ? À l’époque, j’en avais déjà liquidé au moins un, et honni deux autres.

J’ai repris l’écriture du roman en septembre 2017, après des années difficiles qui n’ont pas laissé de place à l’écriture. J’avais produit deux chapitres en 2013, et esquissé une progression et des personnages. En plus de quatre ans, ma vie a bien changé. Pourtant les questionnements ouverts alors n’ont pas perdu leur ampleur.

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